Accepter son burn out

accepter son burn out

J’ai fait un burn out et je dois avouer que même prononcer ces mots a été difficile pendant un long moment. Le déni. Le déni, le vrai déni.


Je plaçais tellement ma valeur dans ma force de travail qu’avouer que je ne pouvais plus travailler comme avant, que mes capacités physiques et intellectuelles étaient diminuées me faisait terriblement peur et terriblement souffrir.


Car oui, j’ai été élevée dans l’idée que tant que je pourrais travailler, je n’aurais aucun problème dans la vie. Que tant que mes capacités physiques et surtout intellectuelles étaient préservées, je n’avais rien à craindre. Que je pourrai toujours subvenir à mes besoins.Qque je pourrais toujours nourrir mes enfants. Que je pourrai survivre.


Accepter mon burn out et la limite que m’imposait désormais mon corps, c’était accepter de quitter ce sentiment d’urgence permanent. Accepter de ne plus survivre, être aux aguets. Accepter de ne plus vouloir tout contrôler. Accepter mon burn out et dire que j’étais en dépression suite à un épuisement professionnel, c’était accepter que je n’étais plus maîtresse de ma vie. accepter mon burn out, c’était accepter, pas seulement intellectuellement, mais aussi dans ma chair, de lâcher prise et de Croire, de Croire vraiment. Que j’étais une créature divine. que Dieu se chargerait de tout, qu’il a pourvu, qu’il pourvoit et qu’il pourvoira en tout temps. Accepter mon burn out c’était un acte de foi.


Accepter mon burn out, c’était accepter de déconstruire toute ce qu’on m’avait appris. sur ce que doit faire une femme pour ne dépendre de personne et ne pas se retrouver dans la merde. Sur ce que doit faire une femme noire pour ne pas se retrouver dans la merde. C’était accepter de remettre le travail à sa juste place et lâcher prise. Au risque de ne plus rien posséder. Au risque de n’être plus personne.


Accepter mon burn out et y mettre les mots justes, en français et non dans la langue de Sheakspeare, accepter que j’étais en dépression, que mon cerveau était en dépressurisation, en chute, fut le plus grand pas vers ma nouvelle vie. 

Une vie plus sereine, une vie ou ma spiritualité prend toute sa place. Une vie où mon corps et les signaux qu’il m'envoie sont écoutés. Une vie où je reprends avec humilité ma place d’humaine avec ses limites physiques. Une vie où je sais dire non car je connais véritablement la valeur du oui. Une vie et non une survie. Une vie ancrée et non de surface. Une vie où je suis ici, ni hier, ni demain. Une vie où je suis en paix, enfin.

Accepter son burn out, c’est comprendre que même si notre intelligence intellectuelle semble diminuée, elle laisse la place à une intelligence plus subtile, celle du corps et de l’esprit.



Extrait du programme Zen & Organisée

Partie 2 : Pourquoi j’en suis arrivée là

Cours 1 : Une histoire de Burn Out

Début le 2 Septembre 2019

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